En voici la fiche technique :




Pour définir la sérigraphie, j'ai récupéré les données sur wikipédia en éliminant quelques parties trop techniques ou qui ne touchent pas forcément à la sérigraphie textile.
La sérigraphie (du latin sericum la soie et du grec graphein l'écriture) est une technique d'imprimerie qui utilise des écrans de soie interposés entre l’encre et le support. Les supports utilisés peuvent être variés et pas nécessairement plans (papier, carton, textile, métal, verre, bois, etc.).
Elle fut utilisée entre autre par les Japonais pour imprimer les blasons sur les kimonos.
La sérigraphie est utilisée pour les objets en volume, ou des supports non flexibles.
Elle permet d'imprimer des motifs de façon répétitive avec une déformation presque imperceptible sur de nombreuses matières (papier, carton, bois, plastique, métal, verre, textile et bien d'autres encore).
Il est également possible de faire de la sérigraphie sur des aliments (pâtisserie) : dans ce cas, on utilise du sucre ou des colorants comestibles.
C'est la forme imprimante du procédé d'impression sérigraphique. Il est constitué d'un tissu tendu (anciennement en soie, remplacée par le polyamide majoritairement) et fixé sur un cadre ( en bois ou en aluminium) à l'aide de colles spéciales tissus + durcisseur. Le tissu vierge est uniformément poreux. Il doit être préparé pour que l'impression d'un motif soit possible, c'est le clichage. La maille de l'écran déterminera la quantité d'encre déposée. Elle est exprimée en nombre de fils au cm : 9,15,21,31,43,77 (textile en général) et 90, 120, 150, 180 (autres applications), suit alors le diamètre du fil (en microns).
Le tissu vierge est dans un premier temps entièrement bouché avec une émulsion photosensible, c'est l'enduction.
Une fois sèche, une émulsion photosensible durcit lorsqu'elle est exposée à un rayonnement ultraviolet, c'est l'insolation.
L'émulsion exposée aux ultraviolets durcit, elle bouche le tissu et l'encre ne passe pas.
L'émulsion protégée des ultraviolets ne durcit pas, on l'enlève avec de l'eau, elle ne bouche pas le tissu et l'encre passe, c'est le principe du « pochoir ».
Les couleurs du motif à imprimer sont donc séparées sur des films transparents et représentées en noir opaque ou en rouge inactinique (qui bloque les rayons ultraviolets) avec un film distinct pour chaque couleur du motif à reproduire. Ce film (aussi appelé typon) est positionné sur l'écran enduit durant l'insolation et permet de bloquer les rayons ultraviolets là où on souhaite que l'encre puisse traverser les mailles du tissu.
Lorsque l'insolation est terminée, l'écran est rincée avec de l'eau. L'émulsion non durcie est chassée du tissu, c'est le dépouillement. Après retouche et correction des éventuels petits défauts, l'écran est prêt pour le tirage. est en fait un peroxyde qui, sous l’action de la lumière, va se scinder en deux.
Deux grands domaines se distinguent, la sérigraphie industrielle (à plat ou rotative) et la sérigraphie textile.
Le texttile n’est pas une matière rigide mais souple. Il n’est par conséquent pas possible d’imprimer la première couleur, de retirer le textile, de sécher l’encre puis de repositionner le textile au même endroit sans déformation pour imprimer la couleur suivante. Dans le domaine textile, le sérigraphe est obligé d’imprimer toutes les couleurs en une seule fois, c’est-à-dire sans déplacer le support à imprimer. On utilise alors un carrousel sur lequel on fixe tous les écrans. Le textile étant souvent un chandail (mais on peut imprimer aussi bien tout tissus jusqu’à du cuir en quadrichromie), il est enfilé sur une jeannette (gabarit en bois qui représente un buste plat) sur laquelle on a préalablement vaporisé de la colle. L’impression se réalise en suivant le même processus que pour la sérigraphie industrielle à plat.
Remarque
La gestion du repérage des couleurs entre elles est plus complexe dans le domaine textile car on repère les couleurs à la volée et non pas les unes après les autres.
Le sérigraphe peut réutiliser un écran pour un autre travail. À l'aide de produits chimiques le sérigraphe ramollit l'émulsion qui résistait à l'eau et la chasse du tissu avec un nettoyeur haute pression. Lorsque l'écran est propre, il peut être réutilisé pour un autre travail. Lorsque des petites traces d'encre ou d'émulsion subsistent dans le tissu après le dégravage, on parle d'une image fantôme. Si on effectue un travail en utilisant un écran qui a une image fantôme, on s'expose à la réminiscence de l'ancien motif dans le nouveau motif imprimé ! Donc, lorsque le sérigraphe constate une image fantôme, il réalise un traitement spécifique pour l'éliminer.
La technique a aussi été employée dans l'art, notamment par le mouvement Pop art, et son emblème Andy Warhol, pour l’impression sur des toiles.